Conteur, Frédéric Naud

Frédéric était invité de l'émission de radio Indiesis

J’ai la chance d’exercer un métier que j’aime, qui me passionne et qui me fait vivre. C’est une chance d’avoir rencontré cet art et d’en faire quelque chose. J’ai rencontré le conte en 1993-1994 en Nouvelle-Calédonie où j’ai vécu 2 années en tant qu’objecteur. J’y étais documentaliste dans un collège kanak. Le père de la famille qui m’accueillait m’a initié, vraiment montré la vivacité du conte, m’a expliqué pourquoi on racontait ces histoires, à qui, à quel moment, leur intérêt, leur variété… Quand je l’ai découvert là-bas, je croyais qu’il était mort en métropole. À mon retour, je me suis donc lancé dans ce métier.

Quand je suis revenu en France, c’était à Paris. J’avais un fort besoin de m’entourer d’architecture ancienne, d’aller dans les musées, de voir et d’être entouré de choses anciennes. Et il a fallu que j’apprenne le conte et cela se fait vraiment avec un rapport au public. On se fait petit à petit un nom puis des gens nous appellent.

On peut conter dans une école, un théâtre, un hôpital, dans la rue … Je conte pour les enfants, même tout petits en crèche, et pour adultes.

En ce qui concerne les adultes, il faut leur faire sauter le bouchon de la raison, qu’ils se laissent porter. Très souvent, les habitués viennent avec des gens qui ne connaissent pas, qui ont plein d’a priori ; ils croient que c’est réservé aux gamins. Il faut ruser avec ces gens-là pour les faire tomber dedans.

Frédéric Naud pour Indiesis

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