Johnny Sébastien

En 2018 alors que je traversais un petit village du Revermont je dus m’arrêter de toute urgence.

Quinze ans auparavant, j’étais méchant. Je méprisais tout un pan de l’humanité : les fans, admirateurs ou « appréciateurs » de Johnny Hallyday et de Patrick Sébastien.

Johnny Hallyday

J’arrête donc ma voiture au milieu de ce village parce que je dois absolument prendre une photo.

Pendant que je fais mes quelques pas sur la place nouvellement baptisée « Place Johnny Hallyday », je remarque qu’une femme m’observe par une fenêtre. Je pense à une commère de village qui ne sait pas quoi faire d’autre. Je lui fais un petit signe pour lui indiquer que je viens en paix. Je prends ma photo et rejoins ma voiture. Au moment d’ouvrir la portière, la dame ouvre sa fenêtre et s’écrie : « Monsieur ! » Je me tourne alors vers elle qui poursuit avec des étincelles dans le regard : « Vous aussi vous l’aimiez ? » Ah ! En pilotage automatique je lui ai répondu que oui. Avec des larmes dans les yeux elle m’a dit : « Merci ».

Patrick Sébastien

Une amie qui était comme moi 15 années auparavant éprouvait du dégoût à propos de ce qui était relatif à Patrick Sébastien. Oh ne pas chanter le Petit bonhomme en mousse, jamais, évidemment. Alors j’ai recherché seul chez moi les paroles du Petit bonhomme en mousse. Les voici :

Le petit bonhomme en mousse
Qui s’élance et rate le plongeoir
C’est comme la chanson douce
Que chantait ta maman le soir
La petite, petite marionnette
Qui s’étale et qui s’entête
C’est l’enfance qui revient
Le soir où tu as du chagrin
Quand ta vie se traîne
Quand t’as de la peine
Quand personne t’aime
Que t’as des problèmes
Quand la vie est dure
Plus une aventure
Rien que des blessures
Vilaine figure
Ne pleure pas

Ne t’en fais pas
Regarde-moi
Et n’oublie pas

Si on change le petit bonhomme en mousse en petite poupée de cire, ça donne ça :

La petite poupée de cire
Qui s’élance et rate le plongeoir
C’est comme la chanson douce
Que chantait ta maman le soir
La petite, petite poupée
Qui s’étale et qui s’entête
C’est l’enfance qui revient
Le soir où tu as du chagrin
Quand ta vie se traîne
Quand t’as de la peine
Quand personne t’aime
Que t’as des problèmes
Quand la vie est dure
Plus une aventure
Rien que des blessures
Vilaine figure
Ne pleure pas

Ne t’en fais pas
Regarde-moi
Et n’oublie pas

J’ai noté cette nouvelle version sur un papier et suis allé trouver mon amie le lendemain pour lui lire ce magnifique poème !

J’ai cru qu’elle allait chialer. Elle m’a littéralement dit ceci : « C’est magnifique, j’en ai la chair de poule ».

Ce que je veux dire

Pourquoi juger des gens heureux qui ne font de mal à personne ? Qui est plus intelligent que qui et en quoi ? Je ne comprends pas quel genre d’individu j’étais il y a quinze ans. Chacun grandit à son rythme et je suis heureux d’avoir avancé. Je veux remercier tous ces gens qui ne me jugent pas quand j’écoute Edgard Varèse en écrivant un script en PHP à 5 heures du matin. ■

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